mercredi 21 janvier 2009

Gaza : premier bilan humain après 22 jours de combats

Après 22 jours de bombardements meurtriers, Israël a mis un terme ce week-end à son offensive dans la bande de Gaza.

Alors que les armes se taisent petit à petit dans la bande de Gaza après trois semaines de combats, les équipes de secours palestiniennes parcourent le territoire pour compter les morts. Depuis l'annonce de la trève, 95 corps de Palestiniens ont ainsi été découverts dans des décombres au nord de la bande de Gaza, à Jabiliya et à Beit Lahya.

Cette offensive israélienne n'a épargné ni les écoles, ni les hôpitaux, ni les bâtiments de l'ONU à Gaza.

Les civils, durement frappés par l'opération "Plomb durci"

En 22 jours, 1300 palestiniens ont été tués, dont plus de 410 enfants et 108 femmes, selon le dernier bilan des services d'urgences de Gaza. Plus de 5300 personnes ont été blessées. Deux hauts dirigeants du Hamas, dont Saïd Siam, le "ministre" de l'Intérieur, et quelques 500 militants et cadres du mouvement ont été tués.

Côté israélien, 13 personnes ont été tuées, dont 3 civils. 80 civils ont été blessés, dont quatre très grièvement. 113 soldats israéliens ont été blessés.

De nombreux bâtiments abritant aussi bien des militants du Hamas que des civils ont été détruits. Des milliers de Palestiniens se retrouvent ainsi à la rue.

Des obus israéliens sont tombés près de trois écoles et d'un centre de santé administrés par les Nations unies. Lors de la dernière attaque, le 17 janvier, au moins 30 personnes ont été tuées et 55 blessées.

Le 15 janvier, des bombardements ont ravagé un complexe de l'ONU (Unrwa), un bâtiment de presse et un hôpital. Israël a été accusé par le président de l'Assemblée générale de l'ONU, Miguel d'Escoto, de violer le droit international:

"Les violations du droit international commises lors de l'attaque de Gaza ont été dûment notées: punition collective, usage disproportionné de la force et attaque de cibles civiles dont des maisons, des mosquées, des universités et des écoles."

L'utilisation d'une nouvelle arme?

L'organisation Human Rights Watch a accusé l'armée israélienne d'utiliser du phosphore blanc, arme interdite par le droit international contre des civils, dans des zones d’habitation très peuplées.

Dans un article publié sur Rue89 et consacré au phosphore blanc, Anyssa Bellal, de l’Académie de droit international humanitaire de Genève a expliqué:

"Les munitions au phosphore blanc ne sont pas interdites par le DIH [droit humanitaire international, ndlr], contrairement à d’autres armes comme les bombes à fragmentation, les mines anti-personnel et les armes chimiques. Mais leur utilisation est soumise aux principes de ce même droit: elles ne doivent pas causer de maux superflus et il faut distinguer entre civils et combattants."

Les journalistes étrangers tenus loin de Gaza

Depuis le début de l'offensive israélienne, l'ensemble du territoire palestinien a été bouclé avec l'interdiction formelle, pour les journalistes internationaux, d'y pénétrer.

Les correspondants de la presse arabe, déjà sur place, ont travaillé dans des conditions très dures. Nidal al Moughrabi, correspondant de Reuters, a fait le récit de son travail sous les bombes, sur le site de l'agence:

"Sur la radio utilisée par les journalistes de Reuters, les informations affluent: 'Ils ont bombardé une voiture à Beït Lahiyah', rapporte un reporter. 'Trois cadavres sont arrivés à l'hôpital Chifa', dit un autre. 'Plusieurs blessés dans un raid aérien contre des tunnels', ajoute un troisième, basé dans le Sud, près de la frontière avec l'Egypte.

"Au bureau de Reuters à Gaza, où sont reçus ces appels, les vitres des fenêtres ont été recouvertes d'adhésif de façon à minimiser les risques de blessures si elles étaient soufflées par une bombe. Mais les locaux ont été secoués à plusieurs reprises par des explosions à proximité et la principale baie vitrée n'a pas résisté.

"Au sommet de l'immeuble, l'équipe a installé une caméra fixe. Les cameramen préfèrent éviter de filmer à partir des fenêtres du bureau, de crainte que des soldats israéliens ne se méprennent en croyant être visés par une arme."

La caméra fixe a été détruite le 15 janvier lors de l'assaut contre un bâtiment de presse.

Depuis le 27 décembre, quatre journalistes ont été tués: l'un travaillait pour les télévisions algérienne et marocaine, deux autres pour une radio gazaouie et le quatrième était le caméraman personnel du président palestinien Mahmoud Abbas.
"Rue89.com"

Accusé de crimes de guerre, Israël prépare sa défense



Israël prépare sa défense face à des accusations de "crimes de guerre" après son offensive meurtrière dans la bande de Gaza, même si une action juridique a peu de chances d'aboutir.

L'Etat hébreu, qui a promis de mener une enquête sur les bombardements massifs contre des zones habitées dans la bande de Gaza, affirme rassembler des preuves pour démontrer que ses objectifs étaient uniquement militaires.

Preuves
"Israël veut être en mesure de présenter des preuves démontrant que la majorité des immeubles démolis étaient utilisés par les combattants. Beaucoup étaient piégés, utilisés pour tirer des roquettes et entreposer des armes", explique le ministre des Affaires sociales, chargé des relations avec les ONG, Yitzhak Herzog.

Des photos aériennes et des documents filmés par les soldats sur le terrain équipés de caméra vidéo durant les combats, sont en ce moment rassemblés pour renforcer la thèse israélienne selon laquelle les bombardements étaient légalement justifiés.

Victimes
Selon les services d'urgence de Gaza, plus de 1.300 Palestiniens sont morts et plus de 5.000 ont été blessés lors de cette opération de 22 jours qui visait officiellement le Hamas. Au moins 65% des victimes sont des civils et parmi les morts se trouvent plus de 400 enfants et une centaine de femmes.

Des écoles gérées par les Nations unies, le quartier général de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) ont été bombardés tandis qu'un convoi humanitaire a été pris pour cible. L'UNRWA, Amnesty International et des médecins étrangers présents à Gaza ont aussi accusé l'armée israélienne d'utiliser des bombes au phosphore dans des zones habitées, en violation des conventions internationales.

Crimes de guerre

Amnesty a accusé lundi l'Etat hébreu de "crimes de guerre". Pour l'expert de l'ONU sur les droits de l'Homme dans les territoires palestiniens, Richard Falk, la punition collective infligée par Israël à la population s'assimile à "un crime contre l'humanité".

"Pourquoi des civils sont morts? Parce que les camps d'entraînement et toutes les installations du Hamas sont positionnés près d'écoles, de mosquées ou d'habitations", explique la porte-parole de l'armée Avital Leibovitch. "Le Hamas commet des crimes de guerre en mettant des civils en première ligne", a-t-elle ajouté, promettant qu'Israël "répondra" à toutes les accusations.

Poursuites

La Bolivie, la Fédération internationale des droits de l'Homme et un groupe d'avocats ont déjà fait savoir qu'ils voulaient saisir la Cour pénale internationale (CPI), compétente pour les crimes de guerre et contre l'humanité. Mais, selon des experts juridiques, ces poursuites ont peu de chances d'aboutir, l'Etat hébreu n'étant pas signataire du Statut de Rome qui a mis en place la juridiction.

La CPI peut en revanche être saisie par le Conseil de sécurité de l'ONU, où les Etats-Unis, principaux alliés d'Israël, disposent d'un droit de veto. Selon Jaber Wisha, vice-président du Centre palestinien des droits de l'Homme, la voie légale la plus réaliste est le recours au principe de "justice universelle", qui permet à un Etat de juger des crimes de guerre même s'ils n'affectent pas ses intérêts nationaux.

Une attaque contre des civils ou des organisations humanitaires peut être considérée comme un crime de guerre s'il est prouvé qu'elle était "intentionnelle", souligne Larry Maybee, expert juridique du Comité international de la Croix Rouge (CICR).

Même si la cible est militaire, la justice doit chercher à savoir si "l'auteur de l'attaque a pris les précautions suffisantes pour minimiser le nombre des victimes et des dégâts" civils, et si la "réponse à été proportionnelle à la menace", explique-t-il. La Belgique, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande ont déjà été saisis dans le passé de plaintes contre des responsables israéliens, mais les poursuites ont été abandonnées. (belga/ca)

vendredi 26 décembre 2008

L'Union pour la Méditerranée définit une stratégie commune pour remédier à la rareté de l'eau douce


Les représentants de trente-deux pays d'Europe et du pourtour méditerranéen ont adopté, lundi 22 décembre, sur les bords de la mer Morte, en Jordanie, une déclaration définissant les principes d'une future stratégie commune de gestion de l'eau en Méditerranée, au moment où la pénurie d'eau s'aggrave dans la région. La conférence, coprésidée par la France, l'Egypte et la Jordanie, était organisée dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée (UPM), lancée le 13 juillet. Lire la suite l'article

La question de l'eau "constitue un véritable test pour l'UPM", a déclaré le ministre français de l'écologie et du développement durable, Jean-Louis Borloo, qui coprésidait la réunion. "Si nous parvenons à nous mettre d'accord sur un sujet aussi vital, l'UPM aura fait la preuve de sa légitimité politique", a-t-il poursuivi.

L'approvisionnement en eau douce est un enjeu crucial en Méditerranée, où les pays des rives méridionale et orientale disposent de très faibles ressources. En 2005, la population méditerranéenne "pauvre" en eau - c'est-à-dire vivant avec moins de 1 000 m3 par an et par habitant - s'élevait à 180 millions de personnes, soit presque un quart de la population des pays membres de l'UPM. Parmi elles, soixante millions se trouvaient en situation de pénurie (moins de 500 m3/an).

Cette situation va en s'aggravant, du fait de la croissance démographique, des conséquences du changement climatique et des pollutions, qui rendent l'eau impropre à la consommation. "Nous savons qu'au rythme où vont les choses, les ressources en eau disponibles baisseront de façon dramatique et irrémédiable, dans des régions déjà soumises à un stress important, a affirmé M. Borloo. Avec, à la clef, des risques de déstabilisation majeurs." Dans de nombreuses régions, les fleuves et aquifères sont partagés entre plusieurs pays, ce qui accroît les risques de conflits.

Les Etats confrontés au manque d'eau cherchent d'abord à trouver de nouvelles sources d'approvisionnement : multiplication des forages, création de barrages, construction de pipelines. Ces politiques atteignent leurs limites : de nombreux pays surexploitent leurs ressources, compromettant le renouvellement de leurs nappes souterraines, ou puisent dans leurs réserves fossiles.

Peu de gouvernements tentent en priorité d'agir sur la demande en eau, par exemple en réparant les fuites dans les réseaux de distribution ou en améliorant les techniques d'irrigation agricole, principale consommatrice. Les marges de progrès sont pourtant considérables. Une meilleure gestion permettrait d'économiser un quart de la consommation, selon les travaux du plan Bleu, l'organisme des Nations unies chargé de la Méditerranée.

La déclaration de la mer Morte engage les pays signataires à rationaliser leur usage de l'eau. Selon le texte, la stratégie visera cinq objectifs : adaptation au changement climatique ; équilibre entre offre et demande ; protection et réhabilitation des milieux naturels ; dépollution de la Méditerranée ; technologies et usages efficients de l'eau. Elle devrait être adoptée en 2010, et s'accompagner de réalisations concrètes et reproductibles, à même de l'incarner.

L'objectif est de rompre avec la logique incantatoire des initiatives euroméditerranéennes précédentes. "Au lieu de débattre de préfinancements pendant des années, nous voulons partir de projets concrets et aller chercher les financements", a affirmé M. Borloo.

Une première liste de projets a été rendue publique. Elle comprend, par exemple, la gestion efficiente de l'eau agricole dans la vallée du Jourdain, l'évaluation des risques liés à la remontée du niveau de la mer dans le delta du Nil, l'installation de petites unités de dessalement fonctionnant à l'énergie solaire au Maroc et en Tunisie, le projet de canal reliant la mer Rouge à la mer Morte...

Pour réussir, ce processus devra dépasser plusieurs obstacles, en particulier la réticence des Etats à élaborer des politiques concertées sur une ressource relevant de leur sécurité nationale. Et leur difficulté à remettre en cause des droits de prélèvements et des habitudes acquises de longue date, en particulier dans le secteur agricole.

Plus d'infos sur Le Monde.fr

Tsunami : 4 ans déjà


Asie du Sud-est : 26 décembre 2004-026 décembre 2008. Quatre ans après le drame du tsunami et ses 220 000 morts et disparus, l'heure est aux bilans pour les ONG mobilisées sur le terrain.

A l'instar de la Croix-Rouge française (CRF) qui fait le point sur ses actions et rend compte de l'utilisation des 112,5 millions d'euros collectés en France.

« Les 154 projets engagés pendant ces 4 années sont pour la plupart achevés ou arriveront à leur terme d'ici juin 2009 » se satisfait la CRF. Des projets qui vont beaucoup plus loin que la simple assistance humanitaire d'urgence : habitat, éducation, santé, préparations aux catastrophes… Il a fallu tout construire ou reconstruire dans plusieurs régions côtières des 7 pays frappés par la catastrophe : l'Inde, l'Indonésie, les Maldives, le Myanmar (ex-Birmanie), le Sri Lanka, la Tanzanie et la Thaïlande.

Dans le domaine de l'habitat, la CRF a financé plus de 4 300 maisons, permettant ainsi de reloger près de 25 000 personnes. Cinquante-six écoles et centres éducatifs et 70 structures de santé (cliniques, dispensaires, laboratoires…) ont également vu le jour. Et au nom du « plus jamais ça », des millions d'euros ont été investis pour la formation de personnels qualifiés dans la prévention d'une nouvelle catastrophe. Il s'agit de techniciens spécialisés qui seront chargés de mettre en place des programmes de prévention efficaces, et surtout adaptés aux besoins spécifiques de leurs pays.

Au total, la Croix-Rouge française aura dépensé 98% des dons qui lui sont parvenus. Soit plus de 110 millions d'euros. Du jamais vu de mémoire d'humanitaire. A tel point que « les fonds placés pendant le temps nécessaire au déploiement des projets ont généré 8,3 millions d'euros d'intérêts » tient à préciser la CRF. Ce fonds devrait être utilisé « pour mener des actions d'urgence et de long cours insuffisamment financés ». Pour rappel, l'élan de générosité suscité par le cataclysme a permis de collecter plus de 13,5 milliards de dollars à travers le monde. Des dons qui n'ont malheureusement pas toujours été utilisés à bon escient…

Source : Croix-Rouge française, décembre 2008

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Un afflux réduit de sang dans le cerveau pourrait être une cause de l'Alzheimer

Une réduction chronique du débit de sang vers le cerveau pourrait être une des causes principales de la maladie d'Alzheimer et une amélioration du flot permettrait de prévenir ou traiter la maladie, selon une étude réalisée aux Etats-Unis. Lire la suite l'article

Quand le cerveau ne reçoit pas assez de sang et donc manque de glucose --ce qui peut arriver en cas de problème cardio-vasculaire, qui restreint le débit--, se produit une altération d'une protéine essentielle, la "elF2alpha", selon les recherches menées sur des cerveaux humains et de souris par une équipe de l'Ecole de médecine de la Northwestern University à Chicago, conduite par Robert Vassar.

Cette protéine altérée augmente la production de l'enzyme BACE1 --dont le rôle avait été découvert déjà il y a dix ans par Robert Vassar et son équipe-- qui provoque un agrégat de plaques de protéines, les bêta amyloïdes, en dehors des neurones, les empêchant d'envoyer des messages.

Ces plaques sont la marque de cette maladie neurodégénérative d'origine complexe, liée à la mort progressive des neurones.

"Cela signifie qu'augmenter le débit de sang vers le cerveau pourrait être une approche thérapeutique efficace pour prévenir ou traiter la maladie d'Alzheimer", a fait valoir Robert Vassar, professeur de biologie cellulaire et moléculaire à l'Ecole de médecine.

Selon lui, une stratégie simple de prévention pourrait être de faire de l'exercice, de réduire la présence de mauvais cholestérol dans le sang et de surveiller l'hypertension.

Pour les personnes présentant déjà des symptômes de la maladie, la prise de vasodilatateurs pourrait aider à fournir de l'oxygène et du glucose au cerveau. On peut imaginer aussi la mise au point de médicaments bloquant la protéine elF2alpha à l'origine des agrégats.

Pour Robert Vassar, la maladie d'Alzheimer et les accidents vasculaires cérébraux pourraient avoir la même origine: une privation d'énergie pour le cerveau, violente en cas d'AVC et chronique en cas d'Alzheimer.

La maladie d'Alzheimer est associée aussi par d'autres chercheurs à des facteurs de risque génétique. Ainsi, selon une étude récente, la présence d'une seule copie anormale du gène CALGM1 augmenterait de 44% le risque de la contracter.

Cette maladie touche aujourd'hui plus de 24 millions de personnes dans le monde, un nombre qui devrait selon l'Organisation mondiale de la santé doubler tous les 20 ans.

L'étude est publiée dans le numéro du 26 décembre de la revue américaine Neuron.

"AFP"

L'investiture d'Obama financée par stars de Hollywood et patrons d'internet


Des stars hollywoodiennes, comme Halle Berry ou Steven Spielberg, et des acteurs de la nouvelle économie comme les dirigeants de Google et Microsoft font partie des généreux donateurs qui participent au financement de la cérémonie d'investiture de Barack Obama. Lire la suite l'article

Le président élu américain, s'en tenant à sa promesse de transparence et de lutte contre le trafic d'influence, a demandé que les noms de tous les contributeurs à la cérémonie d'investiture du 20 janvier soient rendus publics sur internet, alors que ses prédécesseurs gardaient la liste secrète.

La liste, disponible sur le site pic2009.org/donors, comprend le cinéaste Steven Speilberg et son épouse Kate, à hauteur de 50.000 dollars chacun, soit le maximum autorisé par personne.

Les acteurs Halle Berry, première femme noire ayant obtenu un Oscar à Hollywood, et Jamie Foxx, ont chacun fait don de 50.000 dollars, tout comme l'actrice Sharon Stone.

Mais les géants des nouvelles technologies et d'internet sont aussi en bonne place parmi les généreux contributeurs. Le PDG de Google Eric Schmidt a donné 25.000 dollars, tout comme le cofondateur de Google Larry Page et sa vice-présidente Marissa Mayer.

Steve Ballmer, PDG de Microsoft, a donné 50.000 dollars, comme sa femme Connie.

L'ancienne star du basket, Earvin "Magic" Johnson, a donné 25.000 dollars et cinq membres de la famille du financier milliardaire George Soros 250.000 dollars en tout.

Ces fonds serviront à l'organisation d'une longue liste de bals et d'autres événements prestigieux autour du 20 janvier, jour d'entrée en fonction de M. Obama. Les principaux contributeurs peuvent espérer obtenir un accès privilégié aux cérémonies.

Contrairement à d'autres avant lui, le comité d'organisation de M. Obama a refusé toute contribution émanant d'entreprises, d'organisations politiques ou syndicales, de groupes de pression ou de donateurs n'ayant pas la citoyenneté américaine.
"AFP"

mardi 23 décembre 2008

Suicide du fondateur d'un fonds concerné par l'affaire Madoff

Thierry Magon de la Villehuchet, cofondateur d'Access International, une société qui a levé des fonds en Europe pour les investir chez Bernard Madoff, s'est suicidé mardi à New York, annonce La Tribune. "Lire la suite l'article"

A New York, les autorités judiciaires ont pour le moment confirmé que le financier français avait été retrouvé mort dans la matinée à Manhattan.

Agé de 65 ans, l'homme n'a pas résisté à la pression qui a suivi le scandale portant sur une fraude présumée évaluée à 50 milliards de dollars et s'est donné la mort, précise le quotidien français.

Thierry Magon de la Villehuchet a été déclaré mort à 8h00 locales (13h00 GMT) dans un immeuble de Madison Avenue à Manhattan, a précisé à Reuters Ellen Borakove, porte-parole du médecin-légiste de la police.

Elle a souligné que les causes de la mort étaient encore inconnues.

"Depuis une semaine, il cherchait nuit et jour le moyen de récupérer la mise (de fonds) de ses investisseurs en menant une action aux Etats-Unis contre des responsables américains", a déclaré de son côté un de ses proches, cité par La Tribune.

"Il n'a pas supporté la course à la recherche des responsabilités à laquelle se sont livrés les Européens", a ajouté cette source.

Dans son édition de lundi, le journal Les Echos soulignait que la société de conseil en investissement Access International Advisors avait été entraînée dans le tourbillon de l'affaire Madoff.

Créée en 2003 par Patrick Littaye et dirigée par Thierry Magon de La Villehuchet, cette société installée sur Madison Avenue comptait plusieurs collaborateurs recrutés notamment pour leurs carnets d'adresses dans le gotha mondain et princier, ajoutait le quotidien.

En mars 2007, elle avait déposé les statuts d'Access Partners au Luxembourg, une société anonyme au capital de 370.000 euros (3.700 actions).

Grand amateur de voile, Thierry de La Villehuchet avait dirigé le Crédit lyonnais Securities à New York.

Jean-Baptiste Vey et Gérard Bon, édité par Sophie Louet

"Reuters"

jeudi 18 décembre 2008

Les pertes des investisseurs dans l'affaire Madoff


Voici les premières estimations des pertes des banques liées à la fraude conduite par le gérant de fonds new-yorkais Bernard Madoff.

EN FRANCE
- Natixis pourrait perdre jusqu'à 450 millions d'euros.
- BNP Paribas évalue ses pertes à 350 millions d'euros.
- L'assureur Axa indique avoir une exposition nette bien inférieure à 100 millions d'euros aux activités de Bernard Madoff, mais ne précise pas quel pourrait être l'impact de cette exposition sur son résultat.
- Crédit Mutuel-CIC pourrait perdre jusqu'à 90 millions d'euros.
- La banque franco-belge Dexia pourrait perdre 85 millions d'euros et ses clients fortunés 78 millions.
- Société Générale parle de moins de 10 millions d'euros de pertes.
- Crédit Agricole évalue à moins de 10 millions d'euros ses pertes liées à l'escroquerie.
- L'assureur mutualiste Groupama a une exposition nette de moins de 10 millions d'euros.
- CNP Assurances assure d'une exposition indirecte d'environ 3 millions d'euros (après impôts), via un fonds de fonds.
- La Caisse des dépôts (CDC) a indiqué ne pas avoir d'exposition directe et courir un "risque maximal de l'ordre d'un million d'euros" lié à des fonds de fonds, soit des fonds dont les actifs sont constitués d'investissements dans d'autres fonds afin de mieux répartir les risques.

EN EUROPE
En Espagne:
- Santander a annoncé que les clients de son fonds spéculatif Optimal étaient exposés à hauteur de 2,33 milliards d'euros.
- BBVA annonce qu'elle pourrait perdre jusqu'à 300 millions d'euros.
- Les fonds d'investissement publics sont exposés à hauteur de 38 millions.
- La femme d'affaires Alicia Koplowitz, une des plus grandes fortunes d'Espagne, risque de perdre 10 millions d'euros.
En Autriche:
- La banque privée autrichienne Medici est impliquée à hauteur de 2,1 milliards de dollars.
Au Royaume-Uni:
- HSBC a une exposition d'environ 1 milliard de dollars.
- Royal Bank of Scotland estime ses pertes à 400 millions de livres (environ 460 millions d'euros).
- Le fonds d'investissement Man Group pourrait perdre 360 millions de dollars
- La banque Lloyds TSB et l'assureur Royal & Sun Alliance ont déclaré ne pas être exposés à l'affaire Madoff.
Aux Pays-Bas:
- Fortis pourrait perdre jusqu'à 1 milliard de dollars.
En Suisse:
- Swiss Life annonce avoir une exposition indirecte de 90 millions de francs suisses (57,2 millions d'euros).
- UBS dit n'avoir qu'une exposition "limitée" et "insignifiante" à la fraude.
- Credit Suisse a également indiqué ne pas avoir d'exposition "matérielle" dans cette affaire.
- La banque Union Bancaire Privée pourrait perdre 1,08 milliard de dollars.
- La banque privée Reichmuth & Cie pourrait perdre 333 millions de dollars.
- La banque genevoise Benedict Hentsch pourrait perdre 48,45 millions de dollars.
- La société EIM Group pourrait perdre 230 millions de dollars.
En Italie:
- La première banque italienne, UniCredit, indique être exposée à hauteur d'environ 75 millions d'euros".
- Banco Popolare indique qu'elle pourrait perdre un montant maximum de 68 millions d'euros.
Dans les pays nordiques:
- Nordea révèle qu'il est exposé à hauteur de 48 millions d'euros.
Au Portugal:
- BES, deuxième banque du secteur privé au Portugal, a reconnu une exposition indirecte de 15 millions d'euros aux fonds de Bernard Madoff.
En Belgique:
- Le bancassureur KBC assure n'avoir "pas d'exposition significative" et ne redouter "aucune incidence matérielle, même indirecte".

AUX ETATS-UNIS
- Le gestionnaire d'actifs Fairfield Greenwich Group a reconnu risquer des pertes allant jusqu'à 7,5 milliards de dollars
- Le fonds Ascot Partners pourrait subir une perte de 1,8 milliard de dollars.
- Plusieurs importantes fondations vont subir des pertes. Ainsi, la fondation JEHT, créée par Jeanne et Kenneth Levy-Church, devrait mettre la clé sous la porte, tout comme la Chais Family Foundation, dirigée par Avraham Infeld. La fondation Steven Spielberg a aussi perdu des plumes ainsi que la fondation Elie Wiesel. Carl et Ruth Shapiro, généreux donateurs du Museum of Fine arts de Boston, ont perdu 40% de leur fortune. La fondation du promoteur immobilier Mortimer Zuckermann a elle perdu 30 millions de dollars.

DANS LE RESTE DU MONDE
- Les institutions sud-coréennes sont exposées à hauteur de 95 millions de dollars.
- La société financière japonaise Nomura Holdings annonce qu'elle pourrait subir une perte de quelque 27,5 milliards de yens (302 millions de dollars ou 225 millions d'euros).
- La banque japonaise Aozora Bank a fait état d'une possible perte de 12,4 milliards de yens (101 millions d'euros).
"challenges.fr"

mercredi 3 décembre 2008

Risque de faillite pour General Motors


Le numéro un américain ainsi que Ford affichent de très mauvais résultats trimestriels. Ils comptent sur l'aide de l'État pour échapper au pire des scénarios.

La survie du numéro un américain est plus que jamais menacée. Emporté par l'effondrement de ses ventes aux États-Unis (- 45 % en octobre), General Motors a annoncé vendredi qu'il risquait de se retrouver dès le début de l'année à court de liquidités. « Les liquidités estimées pour le reste de 2008 approcheront le minimum requis pour faire fonctionner l'entreprise. Pour les deux premiers trimestres de 2009, même avec les mesures prévues, les liquidités tomberont largement au-dessous de ce niveau », a indiqué le constructeur. Sur le seul troisième trimestre, le géant de Detroit a vu ses réserves de trésorerie fondre de 6,9 milliards de dollars.

Les liquidités s'évaporent d'autant plus vite que, du fait de la crise financière - qui contraint les consommateurs à repousser leur achat et freine l'accès au crédit - les ventes ont atteint le mois dernier aux États-Unis leur plus bas niveau depuis vingt-cinq ans. Parallèlement, les Big Three sont contraints d'accélérer des restructurations extrêmement coûteuses.

Les trois constructeurs de Detroit menacés

De fait, au rythme où ils brûlent leur trésorerie, GM, mais aussi Ford et Chrysler semblent condamné à la faillite sans aides de l'État fédéral. « La possibilité qu'un ou deux des trois constructeurs de Detroit ne cessent leurs activités est tout à fait réelle », estime Dave Cole, président de l'institut Center for Automotive Research.

Le Congrès a d'ores et déjà voté un prêt de 25 milliards à taux préférentiel pour les constructeurs américains, qui attendent à présent qu'il soit débloqué. Mais GM, comme ses concurrents américains, estime qu'une aide supplémentaire du gouvernement est indispensable.

Ces dernières semaines, GM a par ailleurs chercher à fusionner avec Chrysler, espérant trouver chez ce dernier des réserves de liquidités supplémentaires. Le constructeur a cependant précisé vendredi qu'il renonçait, au moins « pour le court terme » à racheter Chrysler.

Dans l'immédiat, GM a annoncé qu'il allait encore tailler dans ses effectifs de cols blancs. Au troisième trimestre, le groupe a perdu 2,5 milliards de dollars, après 15,4 milliards au trimestre précédent, et 38,7 milliards de dollars en 2007.

Si Ford dispose de réserves de trésorerie supérieures à celles de GM, elles diminuent aussi à toute vitesse (7,7 milliards de dollars dépensés au dernier trimestre). Au rythme actuel, ses caisses seront vides dans un an. Le numéro deux américain a lui aussi publié des pertes supérieures aux attentes du marché. Car si son déficit net s'est limité à 129 millions de dollars, contre 380 millions de dollars à la même époque l'an dernier, hors éléments exceptionnels, la perte opérationnelle atteint 2,7 milliards de dollars au troisième trimestre, à périmètre constant.

Pour réduire ses coûts, le constructeur a annoncé qu'il allait réduire les coûts salariaux des employés de 10 %, ce qui représente plus de 2 000 départs aux États-Unis.

"lefigaro"

mardi 11 novembre 2008

BARACK OBAMA est devenu LE 44e PRESIDENT DES ETATS-UNIS


Une immense clameur s'est élevée sur Grant Park à Chicago quand la victoire de Barack Obama est devenue officielle. Une liesse populaire incroyable qu'aucun homme n'a sans doute jamais vécu. Ce sont des dizaines de milliers de personnes rassemblées qui ont laissé éclater leur joie et leur émotion, brandissant des drapeaux américains et des pancartes frappées du slogan "Yes we can" du sénateur de l'Illinois, devenu aujourd'hui le premier noir à accéder à la fonction suprême des Etats-Unis.

Le nouveau président des Etats-Unis d'Amérique est attendu dans quelques instants pour prononcer son discours. McCain a fait un discours de rassemblement et a félicité chaudement son adversaire en faisant taire la foule. "Cet échec c'est le mien, pas le vôtre"a t-il déclaré à ses partisans rassemblés à Phoenix, capitale de son fief de l'Arizona. "Le peuple américain a parlé, et il a parlé clairement".

.......

Barack Obama vient d'arriver avec son épouse Michelle et ses deux filles Malia et Sasha sur l'estrade, fatigué, les traits tirés mais la voix sûre. Après avoir embrassé sa famille qui quitte alors la scéne, il a fait un discours de 17 minutes — 17 minutes c'est le temps calibré de chacun de ses discours — où il a remercié sa famille, ses supporters, rappelé ses origines, en saluant son adversaire John McCain. " Le changement est arrivé en Amérique" a t-il déclaré devant 65.000 personnes triées sur le volet pour des problémes de sécurité. " Il a fallu longtemps. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons accompli aujourd'hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé en Amérique" a affirmé le premier Noir (il est métis en fait, né d'une mère blanche et d'un père noir, mais se dit toujours noir, car les métis n'existent pas pour les américains affirme t-il et il a raison) élu à la Maison Blanche.

"C'est votre victoire" a-t-il assuré à ses partisans, réunis en masse pour célébrer l'élection du sénateur de l'Illinois à la Maison Blanche.

Une de ses premières supporters Oprah Winfrey est arrivée très tôt à Grant Park, elle avait les larmes aux yeux tout le temps du discours d' Obama.

A la fin de son discours, toute la famille "recomposée" de ses proches, l'ont rejoint sur l'estrade. Sa femme, ses deux filles, sa belle-mère, ses soeurs, son meilleur et ancien champion de basket avec qui il a joué cet après-midi, son futur vice-président Joe Biden, sa femme, ses enfants, une très belle image de cette alliance colorée qui ressemble à l'avenir voulu par Barack Obama pour son pays.

C'est un raz de marée cette élection avec 338 grands électeurs pour Obama, du jamais vu.
"purepeople.com"

lundi 27 octobre 2008

Une nouvelle Gallardo pour la police italienne !!!




Il y a des jours où les fonctionnaires de police français doivent se mordre les doigts de ne pas être Italiens. Lamborghini vient en effet de livrer à la police transalpine une troisième Gallardo.Les fous du volant sont prévenus en Italie : ils n'échapperont pas à la police, à moins d'être équipés d'une très puissante berline. Car les policiers, eux, disposent désormais d'une troisième Gallardo LP 560-4. Il y en avait déjà une en service dans la région de Rome depuis 2004 (et qui compte 140.000 km à son compteur) et une autre dans la région de Bologne depuis 2005.Cette nouvelle LP560-4 aux couleurs de la police italienne est équipée d'équipements spécifiques nécessaires aux officiers présents sur les routes, dont un système de caméra, de positionnement GPS et de transmission en direct des images enregistrées au central. L'équipement comprend également du matériel pour le transport d'organes et un défibrillateur cardiaque.

mercredi 22 octobre 2008

La crise financière mondiale marque-t-elle la fin de l’actuel modèle financier ?


Le mois de septembre restera gravé, à jamais, dans la mémoire des dirigeants des puissances mondiales. Non parce qu’il rappellera les attentats terroristes perpétrés, d’une manière spectaculaire, le 11 septembre 2001 contre les deux tours jumelles du World Trade Center, mais parce qu’il a été profondément marqué par une crise financière mondiale inédite. Sur ce point, les avis des économistes s’accordent à dire que la crise actuelle qui frappe d’une manière drastique les Bourses, les économies et les places financières mondiales est plus «profonde et durable». «La crise financière actuelle est la plus grave depuis 50 ans et probablement depuis un siècle. La tourmente était encore loin d’être terminée. On doit reconnaître qu’il s’agit d’un événement qui se produit une fois tous les cinquante ans, probablement une fois par siècle. Il n’y a aucun doute, je n’ai rien vu de pareil et ce n’est pas encore fini et cela prendra encore du temps», a windiqué l’ex-patron mythique de la Banque centrale américaine, Alan Greenspan. En effet, les valeurs bancaires des principales Bourses mondiales ont été malmenées au lendemain de la faillite de la banque d’affaires américaine, Lehman Brothers, l’un des piliers de Wall Street et la reprise de Merrill Lynch par Bank of America. Le dépôt de bilans de la banque américaine, Lehman Brothers, quatrième banque d’investissement aux Etats-Unis, a fait vaciller les marchés financiers. Le montant cumulé des dettes de celle-ci représente 613 milliards de dollars. Le dépôt de bilan de Lehman Brothers «est un choc pour les participants sur les marchés d’actions et les pousse à fuir davantage les risques», ont commenté les experts de la scène financière internationale européenne. Cependant, avant d’aborder les «dessous» d’une crise qui fera certainement mal à plusieurs économies mondiales, de nombreuses questions reviennent sur les lèvres même de certains économistes les plus avertis. En effet, comment une crise d’une telle ampleur, qui rappelle inévitablement celle de 1929, a-t-elle plombé le moral des dirigeants et experts de hautes institutions bancaires ainsi que les dirigeants de certains pays ? Comment expliquer qu’une crise immobilière de l’autre côté de l’Atlantique puisse déclencher une crise financière mondiale ? Pourquoi l’UE, certains pays asiatiques ainsi que la Russie ont-ils été «contaminés» ? Le glas a-t-il sonné pour certaines banques, même celles qui jouissent d’une notoriété hors frontières ?
L’effet domino de la crise de subprimeAbdelhak Lamiri, économiste et consultant international, contacté par nos soins, nous a clairement signifié que la crise des crédits hypothécaires, plus connue sous l’appellation «crise de subprime», a été beaucoup plus profonde et surtout complexe, contrairement à certaines idées reçues. «La crise financière mondiale a surpris beaucoup d’analystes. On croyait que la crise de subprime qui a fait plusieurs dégâts a été surpassée. On croyait qu’on était maintenant dans le début de reprise d’une économie mondiale, qui se stabilise de plus en plus. Mais elle est beaucoup plus profonde», déclare-t-il d’emblée. Et d’ajouter, soit dit au passage, que tous les pronostics ayant précédé cette crise, dont la majorité plaident pour une sortie rapide du tunnel ont été déjoués : «Tous ceux qui disent qu’il y a de la lumière au bout du tunnel se sont rendu compte ces dernières semaines qu’en fait un train arrive dans l’autre sens», a commenté la semaine dernière le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, après une réunion de deux jours à Nice (sud-est de la France) avec ses homologues de l’Union européenne (UE). «La crise financière sera à notre agenda pour encore beaucoup de mois à venir», avait déjà prédit la veille le président de l’Eurogroupe, qui regroupe les pays membres de la zone euro, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Comment la crise de subprime a-t-elle eu comme corollaire une crise financière sans précédent ? Sur ce point, les économistes expliquent simplement que le recours par des dizaines de millions de ménages américains à l’emprunt et au crédit hypothécaire pour financer notamment l’achat de leurs habitations en a été la cause. En clair, aux Etats-Unis, les crédits immobiliers qui ne concernent que les classes populaires, faute d’avoir un revenu suffisant qui garantisse que le prêt sera effectivement remboursé à la banque, est risqué. Car, il dépend du prix des biens immobiliers. Si la maison perd de sa valeur, alors les banques ne sont plus assurées d’être remboursées en cas de difficultés. Pour anticiper ce risque, les établissements de crédit ont décidé alors d’augmenter les taux d’intérêt mais les emprunteurs, qui ont des revenus modestes, ont été incapables de rembourser. En d’autre termes, seulement au bout de quelques années, ces millions de ménages qui ne pouvaient faire face aux remboursements des crédits contractés, soit une masse énorme de créances de plusieurs centaines de milliards de dollars. Des créances qui sont transformées en produits financiers sous forme de titrisation, technique consistant à les transformer en obligations placées ensuite sur le marché, une chose, qui n’a fait qu’à aggraver un surendettement sans contrepartie réelle. Ainsi, pour les spécialistes en la matière, ces opérations sont devenues, au fil du temps, comme un montage financier complexe. «Tout le monde en avait mais personne ne savait vraiment combien. Ces titres se sont retrouvés sur les marchés européens sans que personne ne sache vraiment s’il en possédait», ont--ils laissé entendre. En décodé, à force de vendre, de revendre et d’émettre des titres de dette sur d’autres titres de dette, tout est devenu opaque. Conséquence directe : en été, des établissements de crédits ont fait faillite !
Lorsque la nationalisation des banques vient des Etats-Unis d’Amérique…. Frappées de plein fouet par une crise jamais connue ni d’ailleurs égalée, quelques brins de suspicion ont été jetés sur la capacité financière des banques américaines de surmonter ou non des épreuves similaires. En effet, après le dépôt de bilan de la banque d’affaires américaine, Lehman Brothers, qui est considérée, à juste titre, comme la dernière victime en date, a mis à nu l’ampleur des effets négatifs des subprime : un cumul des dettes évalué à plus de 600 milliards de dollars... Ironie du sort, puisque ce dépôt intervient juste une semaine après la nationalisation (une première d’ailleurs dans les annales de l’économie néolibérale du pays de l’Oncle Sam) du premier assureur du pays, AIG, qui emploie, il est utile de le rappeler, plus de 116 000 travailleurs, mais surtout le sauvetage spectaculaire de la deuxième banque des investissements aux Etats Unis, Merryll Lynch, par la Bank of America. Le rachat de la seconde banque américaine a été procédé, en vertu d’une décision, également incroyable, d’autant qu’un bon nombre d’économistes relèvent son caractère préjudiciable à long terme pour l’économie américaine, en poussant les dix grandes banques americaine à constituer un consortium disposant d’un fonds commun de 70 milliards de dollars dans lequel elles puiseront de la monnaie nécessaire en cas de besoin. Toutefois ce séisme financier qui s’étend, à une vitesse vertigineuse, à d’autres places financières mondiales, n’a pas attendu longtemps pour faire apparaître de nouveaux noms sur la liste des établissements condamnés d’avance par les marchés. Après l’annonce, mercredi dernier, de la banque britannique Barclays d’acheter pour une bouchée de pain les meilleurs actifs de Lehman Brothers, une opération jugée par les analystes comme «un coup stratégique incroyable», compte tenu de la chute de ses cours de 52% en début de séance, HBOS a dû accepter son rachat en urgence par sa rivale britannique, Lloyds TSB. Face à ces acrobaties, théoriquement inacceptables il y a juste quelque temps par les économistes, d’autre pays, dans le souci d’anticiper cette crise, se sont penchés sur la question en catastrophe. Il s’agit notamment de la Russie qui a réuni son état-major. L’Agence fédérale russe de régulation des marchés financiers a pris une décision, au demeurant exceptionnelle : arrêter purement et simplement les échanges et convoquer une réunion de crise entre responsables concernés. Même attitude au côté des Sud-Coréens. En effet, le président, M. Lee Myung-bak, a instruit samedi dernier le gouvernement de prendre des mesures contre les impacts de la crise financière américaine et d’agir pour protéger les petites entreprises. «Actuellement, les situations financières en Corée du Sud et à l’étranger se stabilisent, mais ce pays asiatique devrait s’apprêter à s’occuper, d’une manière rapide et active, des problèmes d’urgence qui auraient des impacts négatifs sur l’économie», a déclaré le président Lee, lors d’une réunion avec les ministres et conseillers économiques du gouvernement.
Lorsque les Européens règlent leurs comptes avec Washington… C’est un véritable pavé dans la mare que venait de jeter, jeudi dernier, le Premier ministre français, François Fillon, dont le pays préside l’Union européenne. Pour ce dernier, il n’est pas question que l’Europe «paye les pots cassés d’une régulation défaillante». «Nous ne pouvons pas accepter de payer les pots cassés d’une régulation défaillante. Aux Etats-Unis, les acteurs financiers ont une sérieuse responsabilité dans ce qu’il faut bien appeler un dévoiement du capitalisme et l’Europe attend des autorités américaines qu’elles prennent leurs responsabilités», a-t-il prévenu selon l’AFP. Ainsi pour le Vieux Continent, les Etats-Unis sont «coupables» à leurs yeux d’avoir longtemps refusé d’intervenir au nom du libéralisme. La mobilisation massive de l’argent des contribuables aux Etats-Unis face à la débâcle, laissent entendre les dirigeants européens, la nationalisation de l’assureur AIG au pays du capitalisme roi et les promesses de Washington de mieux réguler à l’avenir les marchés remettent au goût du jour le rôle de l’Etat et la nécessité de ne pas tout laisser au seul marché. «Je suis assez impressionné de constater que dans le monde anglo-saxon, on traite aujourd’hui les choses de la manière que nous aurions choisie face à ce phénomène», a ironisé la semaine écoulée à Bruxelles le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker. Et d’ajouter qu’«ils [les Américains NDRL] redécouvrent à présent qu’on a toujours besoin des gouvernements». La pomme de discorde entre les deux blocs semble être les prêches sans effets, de l’UE, en faveur de mesures contraignantes pour discipliner la spéculation financière, notamment celle venant des «hedge funds», des fonds spéculatifs. Pour les Européens, les plaidoyers de l’Allemagne dans ce sens, déjà depuis le début 2007, étaient restés largement vains du fait de l’opposition des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. La donne a été modifiée avec la crise, estiment-ils, notamment après la quasi-faillite de la banque britannique, Northern Rock, qui a convaincu les Britanniques d’aller de l’avant en Europe.
Bush annonce un plan de sauvetage de plus de 700 milliards de dollars Le plan de sauvetage annoncé par le président américain, George Bush, pour combattre la crise financière pourrait coûter 700 milliards de dollars et s’étaler sur deux ans, ont rapporté samedi dernier les médias américains citant un document envoyé au Congrès. Ce document de trois pages précise que le Trésor aurait toute autorité pour racheter jusqu’à 700 milliards de dollars notamment d’actifs immobiliers aux institutions financières pendant deux ans. L’administration Bush a envoyé au Congrès la veille les détails d’un vaste plan de soutien aux banques. Il s’agit selon la Maison-Blanche d’un «plan massif car le problème est massif». «La crise financière a créé un risque systémique important, et cela nécessitait une réponse forte, et le Congrès le comprend», a affirmé M. Bush. «Nous allons travailler pour que quelque chose soit fait aussi vite que possible et de manière aussi massive que possible», a-t-il dit. Dans le même sillage, et pour mettre fin à cette problématique, plusieurs institutions d’émissions du monde entier n’ont ainsi pas eu d’autre choix que de servir de «prêteurs en dernier ressort» pour les banques, proposant des milliards de dollars pour éviter des faillites en cascade et redonner de l’air aux marchés. Pour autant, l’argent injecté n’est pas sorti de la planche à billets et personne n’en verra la couleur. Il prend la forme d’un prêt à taux bas et portant sur un très court terme, échangé électroniquement. En principe, il ne doit circuler qu’un minimum de temps. Jeudi dernier, les institutions d’émissions ont battu des records avec une première injection de 180 milliards de dollars de la Reserve Fédérale américaine, expliquent les analystes. La Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre, du Japon, de Suisse et du Canada, ont suivi. Au total, elles ont offert 300 milliards de dollars, donnant la possibilité aux marchés de convertir des devises dans la monnaie américaine.
Le plan Bush est une solution à court terme selon Joseph StiglitzLa bête noire de la Banque mondiale, le prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, n’a pas tardé pour commenter les décisions prises par le président américain, George Bush. En effet, l’ex-numéro deux de la BM, qui voit dans la crise actuelle du système financier américain «la fin d’un modèle économique désastreux» et «la fin de l’idéologie selon laquelle les marchés libres et dérégulés fonctionnent toujours», considère que le plan proposé vendredi dernier par le président américain, George Bush, pour soutenir les banques «n’est qu’une solution à court terme». Pour désengorger le système et ramener la stabilité sur les marchés, le gouvernement veut racheter aux banques et aux institutions financières des actifs «non liquides» dont personne ne veut plus et qui sont à l’origine de l’une des plus graves crises à Wall Street depuis la Grande dépression de 1929, explique-t-il. Plus loin, M. Stiglitz a en outre estimé «monstrueux» l’exposition des contribuables américains par le plan de soutien massif au secteur bancaire annoncé par Washington. «On met les placements à risque entre les mains des contribuables. Comme aucun investisseur privé ne veut des placements à risque, on les colle au contribuable, c’est monstrueux», a jugé le prix Nobel américain 2001.
"Salah Benreguia, latribune-online.com"

Comprendre la crise financière mondiale !!!


Vous vous rappelez de la crise bancaire qui fit grand bruit cet été ? Grande nouvelle, ce n’est pas fini.

A Washington, l’air commence à devenir électrique, voire proche de la panique totale au fur et à mesure que la crise générale et systémique s’aggrave : crise boursière, financière, économique, en même temps que la crise du dollar. Le site WSWS.org décrit, à la date du 9 novembre 2007, l’atmosphère de la déposition du président de la Federal Reserve, Ben Bernanke, au Congrès le 7 novembre sous terme de « Near-panic atmosphere... ».


Tout cela, tel que résumé dans le discours de Bernake, est le résultat de la crise de la subprime. Or, la crise qui frappe le marché des crédits immobiliers hypothécaires, de la subprime aux Etats-Unis (prêts hypothécaires à taux variables), s’est étendue aux bourses, banques et société et fonds limités dans le monde entier et est loin d’être terminée, et le président la réserve fédérale n’est pas seul à annoncer que les jours qui viennent n’iront pas en s’améliorant.
Dans ces conditions, l’imagination des analystes s’emballe, Gwynne Dyer nous prédit un pic pétrolier, et à coté de ça la chine a annoncé son intention de passer ses transaction en euro, ce qui causerait quelques remous dans l’économie européenne. Que du bonheur.
Petite histoire d’une crise


Pour ceux qui n’étaient pas là pendant ces derniers mois, voici un bref aperçu de la situation :
Après l’attentat du 11 septembre, et du fait des taux d’intérêt variable en baisse, commença une nouvelle montée dans la demande de bien immobilier, ce qui engendra deux bulles financières : celle du marché immobilier et celle des investissement boursiers.


La bulle de l’immobilier fut celle qui explosa la première, en 2007, les taux d’intérêt ont atteint des sommets et les prix de l’immobilier aux Etats-Unis commencèrent à chuter. Les gens ne parvinrent pas à rembourser leurs emprunts et les banques et établissements financiers commencèrent à faire faillite. La chute qui toucha les Etats-Unis contamina les bourses, les banques, les sociétés et les fonds spéculatifs dans le monde entier. Les principales vagues furent ressenties en Asie, au Canada et en Australie. La crise n’épargna pas non plus de nombreuses entreprises, sociétés de production, de marketing et même le high-tech.


Les effets des deux bulles précédemment citées continuent de perdurer et la sensation de crise économique mondiale est visible et augmente chaque jour davantage sur le terrain. La question posée est : combien de temps pourra-t-on encore rester stables lorsque des vents violents de crise soufflent dans les environs ? Sommes-nous en mesure d’exécuter une action quelconque afin d’empêcher les prochaines chutes ?

La délicate harmonie mutuelle
La crise des crédits démontre combien nos systèmes sont liés de façon interdépendante et combien chaque infime mouvement peut mettre en danger la stabilité de tout le marché. Les crises engendrent une « contamination » d’autres intervenants et entraînent tout le marché au seuil de l’effondrement et sont une partie des signes de la globalisation économique. Toutes les tentatives de maintien de la possibilité de prévision des modèles économiques pour faire face à ces phénomènes ont abouti jusqu’à présent à un échec.
Pourtant, des systèmes bien plus complexes et dépendant les uns des autres existent dans la nature, et fonctionnent en parfaite harmonie. Pourquoi, ici, un système aussi vital pour le bon fonctionnement de nos sociétés n’est pas capable de se maintenir de façon stable ?
Comprendre les lois de la nature

Le prix Nobel de physiologie ou de médecine le Pr Güther Blobel, chercheur dans la prestigieuse université Rockefeller à Institut médical de New explique que la science arrive à la conclusion que le principe de réciprocité est la clé de l’existence de tout le système de la nature. « Le meilleur exemple pour cela, dit Blobel, est les cellules du corps. Les cellules s’unissent les unes aux autres en donnant réciproquement au corps tout entier. Chaque cellule du corps reçoit ce dont elle a besoin pour vivre et tout le reste de ses forces elle les met au service du corps. » En fait, à chaque niveau de la nature une particule agit en faveur de la généralité à laquelle elle appartient, et ainsi elle trouve sa plénitude. La délicate harmonie mutuelle est ce qui permet la vie et c’est sur elle que se fondent tous les systèmes de la nature.
La base des systèmes artificiels : l’égoïsme

Les systèmes artificiels que la société humaine s’est construites sont en totale opposition avec l’harmonie présente dans la nature. A la base du comportement humain initiant ces systèmes se trouve l’égoïsme, qui préfère toujours l’étroit intérêt personnel à l’avantage général, et qui entretient la course après la richesse, les honneurs et le pouvoir et également (voire principalement) au détriment des autres.

Dans le contexte économique, nous voyons que les intérêts particuliers des détenteurs de capitaux et d’actions sont la priorité et la préférence des sociétés. Et certains vous diront : « de nombreuses sociétés aident la communauté et offrent un réseau sécuritaire social ». Cette action est certes louable, cependant il est clair que ce n’est qu’un désir basique de toute entreprise cherchant à embellir son image dans les médias et se faire de la publicité, ce qui au final est du même cadre égoïste.

C’est précisément là où nous commettons une erreur : plus nous agissons chacun dans notre propre intérêt, plus cela nous mène à nous renfermer sur nous-mêmes, et plus nous découvrons à quel point nous sommes tous liés les uns aux autres à travers une série de systèmes sociaux et économiques - des systèmes artificiels dans lesquels nous sommes menottés sans pouvoir en échapper. Sans en prendre conscience, toute action, même la plus petite, peut engendrer des changements à l’autre bout du monde, et inversement. L’ego et la globalisation nous emprisonnent dans un cercle vicieux et ne nous laissent pas le temps de respirer.
La question est : comment sommes-nous parvenus à une situation dans laquelle il nous semble qu’à chaque instant la terre peut s’effondrer sous nos pieds ?
Au lieu d’ajuster le système de liens entre nous existant dans la nature, nous avons construit à côté un réseau supplémentaire, artificiel, basé sur l’égoïsme, sans comprendre que nous avons mis ainsi notre existence en péril.
Une solution en vue ?
Aussi étrange que cela puisse paraître, il ne nous reste pas grand-chose d’autre à faire que de changer nos habitudes. Comment ? Simplement grâce à l’éducation. Les gens doivent prendre conscience de la raison de la crise et comprendre qu’il existe des lois qui régissent l’ensemble du système de la nature. Les secousses vécues aujourd’hui viennent du fait que, nous, nous n’agissons pas selon ces lois. En faisant appel aux différents systèmes explicatifs, afin que les gens comprennent que notre société est interdépendante, autrement dit nous que sommes tous liés les uns aux autres. Cela est comparable à un corps de cellules où chaque cellule du système « humanité » doit comprendre que le modèle économique le plus avantageux pour elle est de s’inquiéter de la survie du système collectif, de s’inquiéter de l’autre. Il ne s’agit pas de construire une utopie, il s’agit d’opérer un changement de valeurs.
"agoravox.fr"

mercredi 8 octobre 2008

Mercedes S 600 Pullman Guard : 6,3 mètres de sécurité






Ces périodes troubles au niveau géopolitique inspirent les constructeurs, ces derniers temps. Après les BMW série 5 et X5 Security, Mercedes nous propose une S 600 Pullman Guard surpassant les actuelles références du genre. Sans nul doute une des têtes d’affiche du stand Mercedes lors du prochain Mondial…



Pullman, Guard… Deux titres de noblesse qui résument parfaitement la philosophie de cette spectaculaire déclinaison de la S 600. D’un côté, un prestige qui renvoie aux fastueux voyages en train plébiscités de nos têtes couronnées au siècle dernier. De l’autre, la brute efficacité d’un dispositif de sécurité apte à tenir tête à une guerre civile… Dignitaires moyen-orientaux et trafiquants des balkans peuvent dormir sur leurs deux oreilles : fusils d’assaut, grenades et autres charges explosives n’entraveraient pas l’avancée de ce tank étoilé. En situation critique, des pneumatiques Michelin Pax permettent de rouler à plat plusieurs kilomètres. L’engin intègre également un système d’auto-extincteur.




On retrouve le V12 biturbo 5.5 l de la S 600 classique, sans modification technique. Ses 517 ch et 830 Nm ne seront pas de trop pour ébranler la forteresse de Sindelfingen. On ignore pour l’instant le surpoids lié au rallongement et aux renforts de structure, mais la balance devrait allègrement dépasser les 2,5 tonnes.




Gigantisme et raffinement extrême sont de mise. Une classe S en version longue lui rend près d’un mètre! Six occupants peuvent prendre place dans un habitacle tendu de cuir, regorgeant d’équipements dignes du plus sophistiqué des jets privés. A l’instar de sa « petite » sœur Maybach, les places arrières peuvent s’isoler du chauffeur via une cloison électro-opaque ( des cristaux liquides sont insérés à la vitre ). Sièges inclinables, ventilés, massants, tablettes rabattables et multimédia embarqué combleront les hommes d’affaires pressés ou les émirs lassés de leurs Maybach. Naturellement, l’agencement intérieur est personnalisable à l’envi.
Reste à savoir si la S 600 Pullman Guard ne cannibalisera pas les quelques parts de marché de la Maybach 62, qui peine déjà à trouver sa clientèle en Europe. L’inconnue subsiste quant aux tarifs.
"Sport-prestige.com"

vendredi 3 octobre 2008

Sarko, ton fils est jugé !!!!!!!!


"Je fais appel contre le jugement favorable à Jean Sarkozy, rendu par le tribunal correctionnel de Paris, lundi dernier." C'est ce que déclare l'avocat de M'Hamed Bellouti ce jeudi au Post.
"L'appel sera formé le mercredi 8 octobre", ajoute-t-il.
Jean Sarkozy
Et pourquoi fait-il appel?
"Mon client ne supporte pas que le tribunal correctionnel le considère comme un menteur", précise encore au Post maitre Christophe Launay.
"M'Hamed Bellouti veut que la Cour d'appel annule les dommages et intérêts [le plaignant a été condamné à verser 2.000 euros à Jean Sarkozy pour "procédure abusive", ndlr]",
Et quand aura lieu le procès en appel?
"On ira devant la Cour d'appel à une date que l'on communiquera dans quelques semaines", ajoute l'avocat de M'Hamed Bellouti.
M'Hamed Bellouti.
C'est quoi cette histoire?
Le 14 octobre 2005: Jean Sarkozy aurait eu un accrochage avec une BMW place de la Concorde, alors qu'il conduisait son scooter. Une plainte est déposée par le propriétaire de la voiture, M'Hamed Bellouti, pour "délit de fuite".
Lundi 29 septembre 2008: le tribunal correctionnel de Paris décide de relaxer Jean Sarkozy. Le plaignant a été condamné à verser 2.000 euros au fils du président de la République pour "procédure abusive et téméraire".
Très remonté à l'issue de ce jugement, le plaignant avait alors assuré au Post qu'"il ne paierait jamais".
Déçu par la décision, l'avocat de M. Bellouti avait alors jugé: "Si mon client avait été à la place de Jean Sarkozy (...), il aurait été condamné très rapidement".
Pour retrouver toutes les infos sur l'affaire du scooter de Jean Sarkozy , c'est par ici.
"Le Post"

Débat Palin-Biden: les colistiers évitent toute gaffe, chacun estime avoir gagné !!!


Les candidats à la vice-présidence des Etats-Unis, Joe Biden et Sarah Palin ont sauvé l'essentiel jeudi en évitant toute gaffe majeure lors de leur débat télévisé, le démocrate apparaissant solide sur les dossiers économiques et internationaux tandis que la républicaine jouait sur la carte de la séduction et de la spontanéité.


La gouverneure de l'Alaska, jouant à fond sur son image d'Américaine ordinaire et mère de famille, a su se montrer pugnace face à son adversaire démocrate Joe Biden, un pilier de la vie politique américaine, parlementaire depuis 35 ans et président de la puissante commission des Affaires étrangères du Sénat.


A l'issue du débat qui a duré 90 minutes et qui était retransmis sur les principaux réseaux télévisés américains, les deux camps se sont empressés de revendiquer la victoire.
Selon des sondages de CNN et CBS, M. Biden est sorti vainqueur du face à face mais notait CNN, 84% des téléspectateurs estimaient que Mme Palin s'en était tirée mieux que prévu.
L'économie, les questions énergétiques, le changement climatique, l'Irak et la situation au Moyen-Orient ont dominé l'unique débat qui était prévu entre les deux candidats.
Mme Palin, tout sourire et faisant souvent des clins d'oeil en direction de la caméra, a tenté d'enfoncer un coin entre M. Biden et Barack Obama en rappelant que le sénateur du Delaware a affirmé dans le passé que le sénateur de l'Illinois n'était pas prêt à devenir commandant en chef. "Et je sais que vous vous êtes opposés à sa tentative de voter pour couper les crédits à nos soldats (en Irak) et je vous suis reconnaissante pour cela", a dit Mme Palin.
Sans se départir de son calme, M. Biden a répondu que John McCain aussi avait voté pour couper les fonds aux soldats et affirmé que le candidat républicain avait eu "fondamentalement tort" en défendant dès son commencement la guerre en Irak.
Un des fils de M. Biden est sur le point de partir en Irak, et un des fils de Mme Palin s'y trouve déjà.


La gouverneure de l'Alaska, qui semblait parfois lire des notes posées sur son pupitre, a critiqué le plan de retrait des troupes d'Irak affirmant qu'il correspondait à un "drapeau blanc de la défaite". "Nous nous approchons de la victoire en Irak", a-t-elle assuré.
Avec John McCain nous formons "une équipe de francs-tireurs", a dit Mme Palin qui a assuré qu'en cas de victoire elle apporterait le changement à Washington. M. Biden a douté de cette volonté en rappelant que M. McCain avait voté presque systématiquement les propositions de l'impopulaire président George W. Bush.


Récusant la filiation avec M. Bush qu'elle n'a jamais cité, Mme Palin a accusé son adversaire de regarder trop vers le passé plutôt que vers l'avenir. Durant ses interventions, la gouverneure de l'Alaska avait choisi de s'exprimer en utilisant un anglais familier. Elle a systématiquement appelé M. Biden par son prénom et le sénateur du Delaware parlait de "John" quand il parlait de M. McCain. Mme Palin a semblé parfois ne pas comprendre les questions. Ainsi quand la journaliste lui a demandé quel était son "talon d'Achille", Mme Palin a parlé... de son expérience de dirigeante d'un Etat producteur de pétrole. A plusieurs reprises, Mme Palin a parlé de l'énergie et de l'Alaska même quand cela n'avait rien à voir avec la question qui lui était posée. A une question sur le Darfour, elle a d'abord parlé de l'Irak.
Quand est venue une question sur le rôle du vice-président, M. Biden a estimé que Dick Cheney "était l'un des plus dangereux vice-président de l'histoire des Etats-Unis" et a contesté les pouvoirs que M. Cheney s'était arrogé. Mme Palin a étrangement évoqué un changement éventuel de la Constitution, sans plus d'explications.


Au niveau des gaffes mineures, Mme Palin a appelé le commandant des forces américaines en Afghanistan "McClellan" au lieu de David McKiernan. M. Biden n'a pas relevé cette erreur.
A 33 jours de l'élection présidentielle du 4 novembre, le débat faisait figure de test de crédibilité pour Mme Palin, qui, à 44 ans, gouverne l'Etat d'Alaska depuis à peine deux ans.
Chaque camp a revendiqué la victoire dans ce tête-à-tête.


"Joe Biden a remporté une nette victoire ce soir parce qu'il a passionnément défendu le changement, face à une économie et une politique étrangère désastreuse ces huit dernières années, que Sarah Palin a défendues", a affirmé le directeur de campagne de Barack Obama, David Plouffe.
"Ce soir, la gouverneure Palin a prouvé sans le moindre doute qu'elle était prête à diriger en tant que vice-présidente des Etats-Unis. Elle a remporté ce débat, plaçant Joe Biden sur la défensive sur l'énergie, la politique étrangère, les impôts et la définition du changement", a affirmé la directrice de la communication du candidat républicain John McCain, Jill Hazelbaker dans un communiqué."AFP"

mercredi 24 septembre 2008

Se remettre avec un ex : pas d'erreur !


Au cours d'une soirée, vous retrouvez votre ex... et vous vous demandez finalement pourquoi avoir cassé. La tentation de renouer est grande. Oui mais à certaines conditions ! Des spécialistes nous donnent leurs avis pour réussir son come-back.

Certains proposent une pause, d'autres veulent respirer, ou claquent la porte, divorcent même. Les ruptures prennent des formes diverses. Souvent, l'un des deux ne veut pas y croire et garde espoir quant à un retournement de situation. Parfois à juste titre. Pour certains couples, cette parenthèse est nécessaire. "Elle leur permet de faire le deuil de leurs attentes", explique la psychanalyste France Schott-Billman. Ces "pauses" relationnelles seraient là pour permettre de passer à un autre niveau. Partir pour mieux revenir en quelque sorte.


La joie des retrouvailles
"Se donner une deuxième chance n'a rien à voir avec le hasard de la première rencontre", prévient la psychothérapeute Marie-France de Coquereaumont. A condition que ce soit une décision commune, il faut que ce soit un libre choix des deux partenaires. Mais comment être sûr de la justesse de son nouveau choix ? "La joie et la légèreté sont les signes majeurs", répond la psychothérapeute Sarah Serievic. "Parfois ce n'est plus l'amour qu'on nourrit mais la souffrance, alors qu'une vraie relation va dans le sens du plaisir". Pas question de renouer pour souffrir de nouveau.Par contre, une fois qu'on a dit oui, reste à négocier ce come-back, pas toujours simple.

Dépasser la peur de s'engager
"J'étais toujours sur le point de faire mes valises, et de rentrer chez ma mère, ma gamine sous le bras" se souvient Marie-Jeanne, 32 ans. Certains couples fondent leur relation sur un non-engagement, La possibilité de partir et de mettre fin à la relation existe à tout moment. Le couple est instable et les crises peuvent s'enchaîner. "Nous avons divorcé et c'est seulement deux ans plus tard que nous avons voulu retenter notre chance", ajoute-t-elle. Un come-back est possible à la condition express de repartir sur de nouvelles bases. N'espérez pas continuer à cohabiter ensemble, en vous laissant la possibilité de changer de bail, à tout va. Il faut non plus se donner des ultimatums mais commencer à se parler, "évoquer ce qu'on ressent, pas bavarder, ni seulement se libérer de frustration" insiste Sarah Serievic. L'autre clé : s'impliquer et se donner des objectifs communs.


Négocier avec nos différences
La différence homme femme, existe, on le sait. Pour certains couples, elle est plus criante que pour d'autres. "Je suis casanière, il est mondain. J'adore la chaleur, lui ne supporte pas", rapporte Gisèle, 43 ans. Quand les contraires s'attirent, la dissemblance est source de fous rires et peut devenir une occasion d'évoluer ensemble. Sauf quand ça dégénère. "Parce que l'un des eux prend le dessus et cherche à imposer son mode de vie" explique la psychanalyste Catherine Bensaïd. "On sortait tout le temps, j'ai craqué, je suis partie, mais sans vraiment fermer la porte, convaincue que ce serait possible mais différemment" ajoute Gisèle. Pour la psychanalyste, "un couple « semblable » n'est pas forcément plus solide qu'un couple aux antipodes". Ce dernier évite le piège de la fusion, mais à l'inverse peut facilement s'opposer. Pour un come-back réussi, essayez de tenir davantage compte de vos besoins. La différence de caractère vous oblige plus que d'autres à les respecter. Par ailleurs, faites également le point sur vos similitudes, il y en a sûrement.

Renoncer au couple fusionnel
La fragilité de certains couples tient à leur aspect fusionnel. De type narcissique, la relation fonctionne sur un effet miroir où chacun se mire dans le regard de l'autre. "On faisait tous à deux, visiblement ça nous convenait, mis à part que je piquais des crises de jalousie excessive", plaisante Nathalie 26 ans. "La fusion est un leurre, le couple vit dans une bulle, quand l'un des deux se sent exclu, c'est la crise", rappelle la psychanalyste France Schott Billman. La rupture va alors jouer un rôle salvateur. Il faut parfois se séparer pour passer du couple fusionnel au couple mature, comme l'a fait Nathalie : "J'ai claqué la porte, et 10 mois plus tard je suis revenue". Repartir du bon pied est possible à condition d'avoir fait le deuil du jamais toi sans moi. Acceptez qu'il joue au foot avec ses potes sans lui coller aux basques. Et encore moins lui faire une crise de jalousie à son retour.
"Doctissimo"

Comment adopter le style romantique ?


Frais et léger, le style romantique s’adapte parfaitement à nos envies d’été. Mode d’emploi pour l’adopter sans fausse note.
Façon baby-doll
Vous avez gardé votre âme d’enfant ? Le style romantique vous permet de l’afficher au grand jour. Petites jupettes virevoltantes, tops évasés, mules plates, longs sautoirs, fleurs dans les cheveux… Et à votre bras, un grand panier en osier. L’allure est légère, légère !
Façon néo-bohème
Vous êtes un brin fleur bleue ? Le style romantique est donc fait pour vous. Longue blouses vaporeuses, jupons longs, spartiates montantes… Vous pouvez vous en donner à cœur joie et jouer les associations de matières fluides et légères : robes en coton, top en soie, dessous en dentelle… Côté couleur, on mise sur le vieux rose, le pastel ou le blanc crème, pour une silhouette aérienne à souhait.
Façon fashionista
La pièce phare de l’été ? La robe longue bien sûr ! Et, en bonne fashionista que vous êtes, vous l’avez immédiatement adoptée. Pour accentuer l’esprit romantique, jouez de l’accessoire -grandes capelines, joncs- et accompagnez votre robe d’un long gilet en maille ajourée. Et pour parfaire votre look, osez la tresse dans les cheveux, « it » coiffure de l’été !
"Elle"

mardi 23 septembre 2008

La bourrasque financière domine l'assemblée générale de l'ONU


La crise financière américaine a dominé les discours mardi à l'ONU, le président français Nicolas Sarkozy proposant un sommet en novembre et son homologue brésilien, Luiz Inacio "Lula" da Silva, exigeant un profonde réforme des institutions mondiales.


Premier orateur, "Lula" a appelé à "rebâtir" les institutions financières internationales "sur des bases entièrement nouvelles" afin qu'elles puissent prévenir à l'avenir des crises financières.
"Les institutions économiques internationales n'ont aujourd'hui ni l'autorité, ni les instruments dont elles ont besoin pour empêcher l'anarchie de la spéculation", a-t-il dit aux délégués des 192 Etats membres participant au débat annuel de l'Assemblée générale de l'ONU.
"Le caractère mondial de cette crise implique que les solutions adoptées soient également mondiales et prises dans un cadre multilatéral légitime et reconnu, sans impositions", a-t-il estimé.


Son homologue français, Nicolas Sarkozy, a proposé à ses pairs un sommet en novembre pour "réfléchir ensemble aux leçons à tirer" de la crise financière internationale.
"Ma conviction, c'est que le devoir des chefs d'Etat et de gouvernement des pays les plus directement concernés est de se réunir" (...) "pour réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise financière la plus grave qu'ait connue le monde depuis celle des années 30", a déclaré M. Sarkozy.


Il a appelé de ses voeux "un capitalisme régulé où des pans entiers de l'activité financière ne sont pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché" et a répété son souhait que des sanctions soient prononcées contre "ceux qui mettent en danger l'argent des épargnants".
M. Sarkozy a ensuite précisé qu'il envisageait que ce sommet se déroule en novembre sur la base du G8 et avec une "possibilité d'ouverture sur les pays émergents".
"Ma proposition, c'est au mois de novembre parce qu'on peut espérer y voir plus clair. Ca n'est pas une réunion à chaud en plein dans la crise, mais en même temps c'est avant la fin de l'année, donc on peut tirer les conséquences", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
En ouvrant le débat, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lui aussi souligné l'urgence "de rétablir l'ordre sur les marchés financiers internationaux" et d'en assainir les principes.
"Nous avons besoin d'une nouvelle conception de la gouvernance et de l'éthique des affaires, avec davantage de compassion et moins de foi aveugle en la +magie+ des marchés," a-t-il dit.
Pour sa part, le président américain George W. Bush a déclaré que les Etats-Unis, son administration et le Congrès allaient approuver un plan massif de sauvetage du secteur financier évalué à 700 milliards de dollars, "avec la rapidité requise".
Dans un discours surtout consacré à la lutte contre le
terrorisme pour sa dernière apparition à la tribune de l'ONU en tant que président, M. Bush a déclaré: "Je peux vous assurer que notre administration et notre Congrès coopèrent (...) Je suis convaincu que nous allons agir avec la rapidité requise".
M. Bush a par ailleurs accusé la Syrie et l'
Iran de soutenir le terrorisme et a adressé de vives critiques à la Russie pour son intervention militaire en Géorgie.
"La Charte des Nations unies place sur un pied d'égalité toutes les nations grandes ou petites. L'invasion de la Géorgie par la Russie était une violation de ces termes", a-t-il dit, en promettant de continuer à soutenir l'intégrité territoriale de l'ancienne république soviétique.
"Les jeunes démocraties autour du monde observent la façon dont nous répondons à ce test," a dit M. Bush, citant la Géorgie, l'Ukraine, le
Liban, l'Afghanistan, le Liberia et l'Irak. "Nous devons nous tenir unis aux côtés du peuple de Géorgie."
Le président américain, qui quitte ses fonctions dans quatre mois, a également exhorté l'ONU à mettre pleinement en oeuvre les sanctions contre la
Corée du Nord et l'Iran pour leurs programmes nucléaires, avertissant: "Nous ne devons pas baisser les bras tant que nos peuples ne seront pas protégés de cette menace contre la civilisation."
"AFP"

Le plus grand glacier du Groenland retrécit inexorablement .


Resté silencieux depuis l'emballement des marchés, Nicolas Sarkozy a proposé mardi à New York la réunion d'un sommet international sur la "plus grave" crise financière depuis les années 30 et plaidé pour un "capitalisme régulé" réprimant les abus.
Reprenant une partie des thèmes qu'il avait déjà rôdés l'an dernier devant le même auditoire, le président français invité devant l'assemblée générale des Nations unies à ses pairs "tirer ensemble les leçons" et "rapidement" les leçons de la tourmente qui s'est emparée des marchés financiers.
"Ma conviction, c'est que le devoir des chefs d'Etat et de gouvernement des pays les plus directement concernés est de se réunir avant la fin de l'année pour réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise financière la plus grave qu'ait connue le monde depuis celle des années 30", a déclaré M. Sarkozy.
Le président en exercice de l'
Union européenne (UE) a précisé plus tard devant la presse qu'il penchait pour un sommet en novembre "sur la base du G8", avec "possibilité d'ouverture sur les pays émergents" comme la Chine.
Il a souhaité qu'une telle réunion permette d'"utilement dégager des principes et de nouvelles règles" pour le système financier, citant au rang des questions "capitales" à régler celles des agences de notation, des bilans et de la solvabilité des banques, des rémunérations ou des "hedge funds", les fonds spéculatifs à risque.
"Ce qui est important, c'est qu'aucun pays, fut-il le plus puissant du monde, ne peut apporter une réponse efficace à la crise que connaît le monde seul", a justifié le chef de l'Etat français.
A la tribune de l'ONU, Nicolas Sarkozy n'a pas proposé de recettes particulières pour, selon son expression favorite, "moraliser le capitalisme financier". Mais il a longuement plaidé pour la reconstruction d'un "capitalisme régulier et régulé où des pans entiers de l'activité financière ne sont pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché".
Comme il l'avait fait dès lundi soir en recevant un prix de la Fondation Elie Wiesel pour l'humanitaire, le président en exercice de l'Union européenne (UE), s'est à nouveau prononcé mardi en faveur de sanctions à l'encontre de "ceux qui mettent en danger l'argent des épargnants sont sanctionnés".
Devant un parterre de chefs d'entreprise et financiers américains et français, le président avait réclamé que les responsables de ce qu'il a qualifié de "désastre" soient "sanctionnés et rendent des comptes".
Devant la presse, il a raillé mardi ceux qui, en France notamment, ont dénoncé ces propos comme une simple posture.
"Ce qui compte, c'est que chacun assume ses responsabilités. "Cette crise est venue d'une véritable déviation de l'économie de marché, d'un capitalisme qui au lieu d'être tourné vers la production, s'est orienté vers la spéculation", a-t-il répété mardi devant la presse.
"Voilà donc un système bien curieux. Quand ça marche et qu'il faut se partager des bonus gigantesques, on connaît les responsable, pas de problèmes. Voilà donc que ça ne marche plus et alors là on ne connaît pas les responsables?", a-t-il ironisé en pointant du doigt les rémunérations de certains dirigeants d'entreprise.
Discrètement, Nicolas Sarkozy s'est également décerné un bon point en rappelant qu'il avait lui-même, il y a un an presque jour pour jour à la même tribune de l'ONU, plaidé pour un "New Deal économique et écologique", du nom de la politique conduite par le président américain Franklin Roosevelt après le krach boursier de 1929.
Il avait alors souhaité que le capitalisme financier se mette "davantage au service du développement et moins à celui de la spéculation".
"Devant l'inquiétude des gens, qui ont peur pour leur épargne, les chefs d'Etat et de gouvernement n'ont pas le droit de subir", a insisté mardi Nicolas Sarkozy, "il y a une solution (...) il est temps maintenant de réagir".
"AFP"