
Tout est permis,,,, explication : il est interdit d'interdire, donc à priori tout est permis.Mais si on conteste en portant plainte (ce qui est autorisé) le fait que tout soit permis parce qu'on souhaite interdire quelque chose, sur le motif qu'on ne peut tout interdire, puisqu'il est interdit d'interdire (de ne pas autoriser), il va y avoir contre contestation des partis qui souhaitent que tout soit permis sur le motif qu'il est interdit d'interdire.Selon la logique de ta phrase, rien n'est interdit et tout est permis... Mais selon les religions, toutes choses nous sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses; toutes choses nous sont permises, mais nous ne nous laisserons asservir par aucune. Les viandes pour l'estomac, et l'estomac pour les viandes; mais Dieu mettra a néant et celui-ci et celles-là....
Il est interdit d'interdire". Ou bien : "Vivons sans temps morts, jouissons sans entraves". Effectivement, ce qu’alors on retenait de Nietzsche, c’est la critique incendiaire du moralisme chrétien et sa contrepartie dans l’exaltation des valeurs vitales et de la pure jouissance. Voyez ce que nous disions plus haut au sujet du situationnisme. Mais a-t-on ici bien compris le sens de ce que veut dire « par delà le bien et le mal » ? L’apologie de la jouissance peut-elle en quoi que ce soit permettre de transcender l’opposition bien/mal ? Il est clair que la dualité bien/mal est constituée par le mental, mais l’apologie de la jouissance sans frein ne fait que nous ramener dans la sphère du vital. Dans les termes de Kierkegaard, ce serait régresser du stade éthique, vers le stade esthétique. Si l’homme éthique, c’est l’homme de la morale (ce qui suppose que nous identifions les deux termes), alors celui qui s’affirme dans le devoir, c’est précisément celui qui rompt en lui-même avec le donjuanisme du païen, du fêtard, du jouisseur, pour entrer dans un engagement moral. L’esthétisme, à la manière de Gide, dans Les Nourritures terrestres, est un luxe d’intellectuel ou d’adolescent. Il n’est pas compatible avec la réalité concrète de l’action et de la pratique. Il en est plutôt le divertissement et incitation au désengagement. Dès l’instant où un investissement sérieux nous met en mouvement, quand la Passion nous étreint et qu’elle trace notre Nécessité intérieure, il est évident que le sens éthique est très présent. Ceux-là même qui alimentaient de leur enthousiasme la ferveur de ces temps révolutionnaires, en réalité cherchaient la morale ailleurs.
Donc, en attendant le jugement, on maintient la décision de tout permettre.
Il est interdit d'interdire". Ou bien : "Vivons sans temps morts, jouissons sans entraves". Effectivement, ce qu’alors on retenait de Nietzsche, c’est la critique incendiaire du moralisme chrétien et sa contrepartie dans l’exaltation des valeurs vitales et de la pure jouissance. Voyez ce que nous disions plus haut au sujet du situationnisme. Mais a-t-on ici bien compris le sens de ce que veut dire « par delà le bien et le mal » ? L’apologie de la jouissance peut-elle en quoi que ce soit permettre de transcender l’opposition bien/mal ? Il est clair que la dualité bien/mal est constituée par le mental, mais l’apologie de la jouissance sans frein ne fait que nous ramener dans la sphère du vital. Dans les termes de Kierkegaard, ce serait régresser du stade éthique, vers le stade esthétique. Si l’homme éthique, c’est l’homme de la morale (ce qui suppose que nous identifions les deux termes), alors celui qui s’affirme dans le devoir, c’est précisément celui qui rompt en lui-même avec le donjuanisme du païen, du fêtard, du jouisseur, pour entrer dans un engagement moral. L’esthétisme, à la manière de Gide, dans Les Nourritures terrestres, est un luxe d’intellectuel ou d’adolescent. Il n’est pas compatible avec la réalité concrète de l’action et de la pratique. Il en est plutôt le divertissement et incitation au désengagement. Dès l’instant où un investissement sérieux nous met en mouvement, quand la Passion nous étreint et qu’elle trace notre Nécessité intérieure, il est évident que le sens éthique est très présent. Ceux-là même qui alimentaient de leur enthousiasme la ferveur de ces temps révolutionnaires, en réalité cherchaient la morale ailleurs.
Donc, en attendant le jugement, on maintient la décision de tout permettre.