vendredi 26 décembre 2008

L'Union pour la Méditerranée définit une stratégie commune pour remédier à la rareté de l'eau douce


Les représentants de trente-deux pays d'Europe et du pourtour méditerranéen ont adopté, lundi 22 décembre, sur les bords de la mer Morte, en Jordanie, une déclaration définissant les principes d'une future stratégie commune de gestion de l'eau en Méditerranée, au moment où la pénurie d'eau s'aggrave dans la région. La conférence, coprésidée par la France, l'Egypte et la Jordanie, était organisée dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée (UPM), lancée le 13 juillet. Lire la suite l'article

La question de l'eau "constitue un véritable test pour l'UPM", a déclaré le ministre français de l'écologie et du développement durable, Jean-Louis Borloo, qui coprésidait la réunion. "Si nous parvenons à nous mettre d'accord sur un sujet aussi vital, l'UPM aura fait la preuve de sa légitimité politique", a-t-il poursuivi.

L'approvisionnement en eau douce est un enjeu crucial en Méditerranée, où les pays des rives méridionale et orientale disposent de très faibles ressources. En 2005, la population méditerranéenne "pauvre" en eau - c'est-à-dire vivant avec moins de 1 000 m3 par an et par habitant - s'élevait à 180 millions de personnes, soit presque un quart de la population des pays membres de l'UPM. Parmi elles, soixante millions se trouvaient en situation de pénurie (moins de 500 m3/an).

Cette situation va en s'aggravant, du fait de la croissance démographique, des conséquences du changement climatique et des pollutions, qui rendent l'eau impropre à la consommation. "Nous savons qu'au rythme où vont les choses, les ressources en eau disponibles baisseront de façon dramatique et irrémédiable, dans des régions déjà soumises à un stress important, a affirmé M. Borloo. Avec, à la clef, des risques de déstabilisation majeurs." Dans de nombreuses régions, les fleuves et aquifères sont partagés entre plusieurs pays, ce qui accroît les risques de conflits.

Les Etats confrontés au manque d'eau cherchent d'abord à trouver de nouvelles sources d'approvisionnement : multiplication des forages, création de barrages, construction de pipelines. Ces politiques atteignent leurs limites : de nombreux pays surexploitent leurs ressources, compromettant le renouvellement de leurs nappes souterraines, ou puisent dans leurs réserves fossiles.

Peu de gouvernements tentent en priorité d'agir sur la demande en eau, par exemple en réparant les fuites dans les réseaux de distribution ou en améliorant les techniques d'irrigation agricole, principale consommatrice. Les marges de progrès sont pourtant considérables. Une meilleure gestion permettrait d'économiser un quart de la consommation, selon les travaux du plan Bleu, l'organisme des Nations unies chargé de la Méditerranée.

La déclaration de la mer Morte engage les pays signataires à rationaliser leur usage de l'eau. Selon le texte, la stratégie visera cinq objectifs : adaptation au changement climatique ; équilibre entre offre et demande ; protection et réhabilitation des milieux naturels ; dépollution de la Méditerranée ; technologies et usages efficients de l'eau. Elle devrait être adoptée en 2010, et s'accompagner de réalisations concrètes et reproductibles, à même de l'incarner.

L'objectif est de rompre avec la logique incantatoire des initiatives euroméditerranéennes précédentes. "Au lieu de débattre de préfinancements pendant des années, nous voulons partir de projets concrets et aller chercher les financements", a affirmé M. Borloo.

Une première liste de projets a été rendue publique. Elle comprend, par exemple, la gestion efficiente de l'eau agricole dans la vallée du Jourdain, l'évaluation des risques liés à la remontée du niveau de la mer dans le delta du Nil, l'installation de petites unités de dessalement fonctionnant à l'énergie solaire au Maroc et en Tunisie, le projet de canal reliant la mer Rouge à la mer Morte...

Pour réussir, ce processus devra dépasser plusieurs obstacles, en particulier la réticence des Etats à élaborer des politiques concertées sur une ressource relevant de leur sécurité nationale. Et leur difficulté à remettre en cause des droits de prélèvements et des habitudes acquises de longue date, en particulier dans le secteur agricole.

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Tsunami : 4 ans déjà


Asie du Sud-est : 26 décembre 2004-026 décembre 2008. Quatre ans après le drame du tsunami et ses 220 000 morts et disparus, l'heure est aux bilans pour les ONG mobilisées sur le terrain.

A l'instar de la Croix-Rouge française (CRF) qui fait le point sur ses actions et rend compte de l'utilisation des 112,5 millions d'euros collectés en France.

« Les 154 projets engagés pendant ces 4 années sont pour la plupart achevés ou arriveront à leur terme d'ici juin 2009 » se satisfait la CRF. Des projets qui vont beaucoup plus loin que la simple assistance humanitaire d'urgence : habitat, éducation, santé, préparations aux catastrophes… Il a fallu tout construire ou reconstruire dans plusieurs régions côtières des 7 pays frappés par la catastrophe : l'Inde, l'Indonésie, les Maldives, le Myanmar (ex-Birmanie), le Sri Lanka, la Tanzanie et la Thaïlande.

Dans le domaine de l'habitat, la CRF a financé plus de 4 300 maisons, permettant ainsi de reloger près de 25 000 personnes. Cinquante-six écoles et centres éducatifs et 70 structures de santé (cliniques, dispensaires, laboratoires…) ont également vu le jour. Et au nom du « plus jamais ça », des millions d'euros ont été investis pour la formation de personnels qualifiés dans la prévention d'une nouvelle catastrophe. Il s'agit de techniciens spécialisés qui seront chargés de mettre en place des programmes de prévention efficaces, et surtout adaptés aux besoins spécifiques de leurs pays.

Au total, la Croix-Rouge française aura dépensé 98% des dons qui lui sont parvenus. Soit plus de 110 millions d'euros. Du jamais vu de mémoire d'humanitaire. A tel point que « les fonds placés pendant le temps nécessaire au déploiement des projets ont généré 8,3 millions d'euros d'intérêts » tient à préciser la CRF. Ce fonds devrait être utilisé « pour mener des actions d'urgence et de long cours insuffisamment financés ». Pour rappel, l'élan de générosité suscité par le cataclysme a permis de collecter plus de 13,5 milliards de dollars à travers le monde. Des dons qui n'ont malheureusement pas toujours été utilisés à bon escient…

Source : Croix-Rouge française, décembre 2008

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Un afflux réduit de sang dans le cerveau pourrait être une cause de l'Alzheimer

Une réduction chronique du débit de sang vers le cerveau pourrait être une des causes principales de la maladie d'Alzheimer et une amélioration du flot permettrait de prévenir ou traiter la maladie, selon une étude réalisée aux Etats-Unis. Lire la suite l'article

Quand le cerveau ne reçoit pas assez de sang et donc manque de glucose --ce qui peut arriver en cas de problème cardio-vasculaire, qui restreint le débit--, se produit une altération d'une protéine essentielle, la "elF2alpha", selon les recherches menées sur des cerveaux humains et de souris par une équipe de l'Ecole de médecine de la Northwestern University à Chicago, conduite par Robert Vassar.

Cette protéine altérée augmente la production de l'enzyme BACE1 --dont le rôle avait été découvert déjà il y a dix ans par Robert Vassar et son équipe-- qui provoque un agrégat de plaques de protéines, les bêta amyloïdes, en dehors des neurones, les empêchant d'envoyer des messages.

Ces plaques sont la marque de cette maladie neurodégénérative d'origine complexe, liée à la mort progressive des neurones.

"Cela signifie qu'augmenter le débit de sang vers le cerveau pourrait être une approche thérapeutique efficace pour prévenir ou traiter la maladie d'Alzheimer", a fait valoir Robert Vassar, professeur de biologie cellulaire et moléculaire à l'Ecole de médecine.

Selon lui, une stratégie simple de prévention pourrait être de faire de l'exercice, de réduire la présence de mauvais cholestérol dans le sang et de surveiller l'hypertension.

Pour les personnes présentant déjà des symptômes de la maladie, la prise de vasodilatateurs pourrait aider à fournir de l'oxygène et du glucose au cerveau. On peut imaginer aussi la mise au point de médicaments bloquant la protéine elF2alpha à l'origine des agrégats.

Pour Robert Vassar, la maladie d'Alzheimer et les accidents vasculaires cérébraux pourraient avoir la même origine: une privation d'énergie pour le cerveau, violente en cas d'AVC et chronique en cas d'Alzheimer.

La maladie d'Alzheimer est associée aussi par d'autres chercheurs à des facteurs de risque génétique. Ainsi, selon une étude récente, la présence d'une seule copie anormale du gène CALGM1 augmenterait de 44% le risque de la contracter.

Cette maladie touche aujourd'hui plus de 24 millions de personnes dans le monde, un nombre qui devrait selon l'Organisation mondiale de la santé doubler tous les 20 ans.

L'étude est publiée dans le numéro du 26 décembre de la revue américaine Neuron.

"AFP"

L'investiture d'Obama financée par stars de Hollywood et patrons d'internet


Des stars hollywoodiennes, comme Halle Berry ou Steven Spielberg, et des acteurs de la nouvelle économie comme les dirigeants de Google et Microsoft font partie des généreux donateurs qui participent au financement de la cérémonie d'investiture de Barack Obama. Lire la suite l'article

Le président élu américain, s'en tenant à sa promesse de transparence et de lutte contre le trafic d'influence, a demandé que les noms de tous les contributeurs à la cérémonie d'investiture du 20 janvier soient rendus publics sur internet, alors que ses prédécesseurs gardaient la liste secrète.

La liste, disponible sur le site pic2009.org/donors, comprend le cinéaste Steven Speilberg et son épouse Kate, à hauteur de 50.000 dollars chacun, soit le maximum autorisé par personne.

Les acteurs Halle Berry, première femme noire ayant obtenu un Oscar à Hollywood, et Jamie Foxx, ont chacun fait don de 50.000 dollars, tout comme l'actrice Sharon Stone.

Mais les géants des nouvelles technologies et d'internet sont aussi en bonne place parmi les généreux contributeurs. Le PDG de Google Eric Schmidt a donné 25.000 dollars, tout comme le cofondateur de Google Larry Page et sa vice-présidente Marissa Mayer.

Steve Ballmer, PDG de Microsoft, a donné 50.000 dollars, comme sa femme Connie.

L'ancienne star du basket, Earvin "Magic" Johnson, a donné 25.000 dollars et cinq membres de la famille du financier milliardaire George Soros 250.000 dollars en tout.

Ces fonds serviront à l'organisation d'une longue liste de bals et d'autres événements prestigieux autour du 20 janvier, jour d'entrée en fonction de M. Obama. Les principaux contributeurs peuvent espérer obtenir un accès privilégié aux cérémonies.

Contrairement à d'autres avant lui, le comité d'organisation de M. Obama a refusé toute contribution émanant d'entreprises, d'organisations politiques ou syndicales, de groupes de pression ou de donateurs n'ayant pas la citoyenneté américaine.
"AFP"